Anvers, c’est fini!

Un des tous premiers blog que j’ai lu
(sans même utiliser un syndicateur comme Bloglines), c’est
celui de James Gosling
(le papa de Java) qui relatait
son voyage Paris-Prague
(ou NetBeans est
développé) en 2003. C’est, à ce jour,
probablement encore un des plus drôle et des mieux
écrit que j’ai lu (en anglais).

La
conférence Européene JavaPolis se teint
le mois prochaine du lundi 12 au vendredi 16 décembre 2005
à Anvers. Ce sera mon troisième passage dans
cette ville.

En septembre 2003, Nathalie et moi
sommes invités au mariage de Fanny, mon binôme sur
mon projet de fin d’études (un simulateur de billard
français en OpenGL/Motif/C sous OpenVMS (!) sur la base de
la Théorie mathématique des effets du
jeu de billard
de Coriolis (1835), tout un programme, mais je
là m’égare).  Nous nous
apprêtons donc à faire un peu de route pour
rejoindre Anvers en Belgique où se déroule le
mariage. Jusque là Anvers pour moi se
réduisait (image forgée quand j’avais
une dizaine d’années) à la ville du tournoi de
tennis ou le vainqueur repartait avec une raquette
en diamants
… Ca allait devenir tout autre chose en l’espace
d’un week-end.

Ne connaissant que peu de monde
présent au mariage, Nathalie et moi avons
décidé de partir de Paris dès le
vendredi pour participer à un dîner
organisé par les futurs mariés, histoire de faire
connaissance avec les familles et les amis. En fait, j’avais
même pris mon vendredi après-midi
pour décoller à 16h00 de Paris
persuadés d’anticiper tous les problèmes de
départ en week-end. Deux heures plus tard, on passait
l’aéroport de Roissy. Heureusement, j’avais investi peu de
temps avant dans un GPS pour Palm (première
génération, pas très
précis, besoin de reprogrammer tous les 100km pour cause de
plantage, …) et donc le temps perdu serait “rattrapé”
à ne pas tourner en rond aux intersections d’autoroutes
belges et surtout dans Anvers. On se remonte le moral comme on peut…
Enfin, juste le temps de réaliser que mon costume, ma
chemise, ma cravate étaient restés
accrochés sur ma porte de placard. Hors de question de faire
demi-tour. C’est pas grave, on a le samedi pour faire des courses et
puis de toute façon, il me fallait un nouveau costume
(faudra juste trouver un magasin qui fait les retouches sur le champ).

Quelques
plantages de mon soft GPS, 300 kilomètres et 2 heures et
demie plus tard, voici Anvers ou Antwerp pour les locaux.
Arrivée à l’hôtel Ibis au centre de la
ville. La réservation faite sur Internet est bien
réelle et on pose nos valises plutôt contents
d’être arrivés. Ah, au fait, on est
garé un peu loin, mais comme nous le suggère
gentiment la demoiselle à l’accueil, il suffit d’attendre
22h, la fin du spectacle qui se tient dans le bâtiment
à coté et on pourra se garer juste devant
l’entrée de l’hôtel. Départ donc pour
le restaurant avec un plan un peu approximatif, mais ca devrait pas
être loin ni compliqué à trouver. Une
demi-heure de marche plus tard, je comprends que l’échelle
de la carte n’est pas celle que je pensais et 29 minutes plus tard de
chemin inverse, nous voici au restaurant. Restaurant plein à
craquer, plus une place de libre. Personne n’avait confirmé,
tout le monde est venu! On attend un peu, on négocie pour
rajouter deux chaises en bout de table avec le
patron très soucieux de la réputation de
sa maison et on finit par nous retrouver à coté
des futurs mariés pour une soirée
finalement très sympa (pour ceux qui sont arrivés
encore plus tard, c’était dans le restaurant à
coté). Ils nous parlent de la cathédrale (il y en
a deux à Anvers) ou la cérémonie se
tient le lendemain. On rentre vers 23h00 se coucher après
avoir déplacé la voiture (merci mademoiselle!).

Samedi
matin, 10h on est debout avec un costume à acheter avant la
cérémonie de 15h00. Le problème c’est
qu’à peine sorti de la chambre, la
fenêtre  sur l’avant de l’hôtel donne une
vue plongeante sur un énorme marché… La voiture
n’était bien sûr plus là. Oui, il y
avait un panneau, mais bon, le néerlandais et moi… Bref, me
voilà à l’accueil de l’hôtel en train
de péter un câble et surtout de demander ou se
trouve le poste de police et ma voiture. “C’est très simple
à trouver et c’est seulement dix minutes à pied”.
Ils ont l’air d’avoir l’habitude de montrer le chemin…
Arrivé au poste de police, l’officier semble mort de rire
(“encore un”) et préfère qu’on parle anglais (lui
parler français, ca semblait être
comme parler russe à mes collègues
tchèques…). Bref, voiture en fourrière en
banlieue et amende de 96 euros. Merci.

Le costume,
on le trouve en une demi-heure (retouches promises en 2 heures).
Après trente minutes d’attente inutile à
la station de bus qui doit m’emmener à la
fourrière, on décide de se poser pour
manger un morceau avant de récupérer le costume
et d’aller à la cérémonie. On ira
récupérer la voiture avant la
réception du soir. Moules-Frites et Duwel Duvel pour faire passer
les émotions. Et hop de nouveau le flash: où est
l’église? Ben, sur le carton d’invitation. Et le carton?
Ben, dans la voiture! Impossible de faire l’aller-retour, donc nous
voilà, une fois le costume
récupéré, en train de jouer
à la chasse au trésor à demander aux
gens dans la rue ou est la cathédrale la plus proche
(attention, il y en a deux!). On arrive avec dix minutes de retard
à la cérémonie.

La
cérémonie terminée, une nouvelle
demi-heure d’attente à l’arrêt de bus et nous
voilà partis pour une visite guidée d’une heure
de la banlieue d’Anvers endimanchés. Chauffeur
très sympa, connaît bien la station de la
fourrière (un copain du flic probablement). 96
euros plus tard nous voilà prêts à
repasser à l’hôtel avant d’aller à la
réception qui a lieu sur les docks. Endroit très
sympa (un peu difficile à trouver sans GPS), il fait beau et
on est tous là pour faire la fête. Cool. Une heure
du mat, je suis crevé, on lève le camp et on
ramène du monde qui dormait dans le même
hôtel. Arrivé à la voiture, il manque
une serrure, un GPS, un lecteur de CD. Et merde!

Dimanche
matin, 10h commissariat d’Anvers, la permanence est toujours
assurée par mon ami (il doit faire les week-ends) pour une
déclaration de vol. Echange tout aussi sympathique.
Départ à 11h sans GPS et retour à
Paris après un arrêt chez des amis à
Lille avec une idée en tête: Anvers, c’est fini.

Fin
2004, David, mon collègue de Sun en Belgique me parle de
JavaPolis, cette conférence ou Marc Fleury
se déguise en Zorro
. Après
tout c’est aussi un occasion de se refaire une idée sur la
ville, et puis mon pote officier de police travaille le week-end, peu
de chance de le croiser… J’ai donc assisté
avec plaisir à JavaPolis 2004
(dormi dans le
même hôtel et mangé
dans le même endroit sur les docks
, merci David!).
Rendez-vous donc à nouveau à Anvers en
décembre pour parler Java, J2EE, JSF, EJB, GlassFish,
NetBeans, outils
de développement
, etc… et boire des Duwel Duvel avec
mon ami Romain
qui prend la voiture (good luck! ;-).

Depuis, j’ai
un nouveau palm et un nouveau GPS (pas
beaucoup mieux
).

Author: alexismp

Google Developer Relations in Paris.

2 thoughts on “Anvers, c’est fini!”

  1. Les joies de la Belgique …
    A part ça, le programme du début me rappelle mes propres programmes de fin d’étude à Sudria, en un temps pas si lointain où tu officiais en tant que chargé de TP Unix … La belle époque ?

  2. Et comment c’est passe la deuxieme visite dans le plat pays ? Surement mieux …
    Nous te ferons decouvrir d’autres sortes de bierre cette annee…
    Cote GPS : j’attends la livraison d’un palm TX + TomTom soft + GlobalSat GPS receiver …
    Si nous ne nous croisons pas le premier jour a Anvers, c’est que la qualite n’y est pas (ou que la livraison est bcp plus lente que prevue)

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